Sport international

Après l’Open d’Australie, Novak Djokovic pourrait également être privé de Roland-Garros

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Au lendemain de l’expulsion d’Australie de la star mondiale du tennis Novak Djokovic, le gouvernement français a précisé lundi sa doctrine sur les sportifs étrangers venant pour une grande compétition, Roland-Garros inclus : comme tout le monde, ils devront être vaccinés.

“Le pass vaccinal s’applique à tout le monde, aux bénévoles, aux sportifs de haut niveau y compris venant de l’étranger et jusqu’à nouvel ordre”, a indiqué le ministère des Sports lundi.

À moins d’un assouplissement des règles d’ici là, l’actuel N.1 mondial Djokovic devra donc se faire vacciner pour participer au deuxième tournoi du Grand Chelem de l’année, à Paris (22 mai – 5 juin). Non-vacciné, le champion serbe a été expulsé de Melbourne avant le début de l’Open d’Australie, où il briguait un 21e titre majeur record.

Obligation pour entrer dans une enceinte sportive

Dès l’annonce de la mise en place du pass vaccinal, le ministère des Sports avait précisé que celui-ci s’appliquerait aux sportifs professionnels qui travaillent en France. Qu’ils soient Français ou étrangers, ils devront avoir le sésame pour entrer dans un équipement sportif. Le fameux “ERP”, établissement recevant du public, un stade ou une salle, comme n’importe qui.

Mais quid des sportifs étrangers qui viennent en France dans le cadre d’une compétition ?

Le revirement du gouvernement français

La question a surgi la semaine dernière alors que le monde du sport était suspendu à la saga ahurissante concernant Djokovic, sur un siège éjectable depuis son arrivée en Australie.

En guise de première réponse, la ministre chargée des Sports, Roxana Maracineanu, avait laissé entendre que la bulle sanitaire d’un évènement comme Roland-Garros pourrait permettre à un joueur non vacciné, comme Djokovic, de venir jouer en France, puisqu’en tout cas pour entrer sur le sol français il n’était pas nécessaire d’être vacciné.

Un sportif “qui ne sera pas vacciné (…) pourra participer à la compétition parce que le protocole, la bulle sanitaire de ces grands événements sportifs, le permettra” avait ensuite déclaré le 7 janvier la ministre, semblant ainsi ouvrir une exception pour les sportifs non vaccinés venant concourir en France.

“Pas de dérogation quand on est une star”

Dix jours après les propos de Roxana Maracineanu, et avec l’expulsion de Novak Djokovic, il n’est plus question d’envisager une exception pour ces stars du sport non vaccinés.

“Il n’est pas question que pour de grands sportifs, des artistes, des personnalités, on déroge à la règle. La règle, elle s’applique à tous”, a martelé le patron du groupe LREM à l’Assemblée nationale Christophe Castaner lundi matin.

Djokovic “n’a pas vocation à jouer s’il ne respecte pas une règle qui va s’appliquer aux spectateurs, aux ramasseurs de balles, aux professionnels qui vont travailler et tenir une boutique sur Roland-Garros. Dans quel monde serions-nous si on décidait que, parce qu’on est une star, on peut déroger à la règle ?”, a-t-il ajouté.

La marque Djokovic va-t-elle en pâtir ?

L’expulsion du Serbe après un long feuilleton qui aura largement dépassé les frontières du sport, a également sérieusement écorné l’image du sportif. Au point de se mettre à dos ses partenaires et sponsors ?

Selon le magazine économique américain Forbes, le N.1 mondial a reçu en 2021 environ 30 millions de dollars (26,3 millions d’euros) de ses sponsors, de Asics à Peugeot, avec, en tête, son contrat Lacoste, évalué à 9 millions de dollars par an.

Cet incident pourrait “inciter une marque qui envisageait peut-être de collaborer avec lui à ne pas le faire”, explique Patrick Rishe, professeur d’économie du sport à l’université de St. Louis (Missouri).

Lacoste, équipementier textile de Novak Djokovic, va discuter “dès que possible” avec le N.1 mondial pour “faire le point sur les événements qui ont accompagné sa présence sur le territoire australien”, a indiqué lundi la marque.

Au terme d’une bataille judiciaire sur son statut vaccinal, le champion serbe qui était venu à Melbourne pour marquer encore plus l’histoire du tennis, a été expulsé et risque même trois ans d’interdiction d’entrée sur le territoire australien.

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